Etudes, jobs, travailler comme freelance : mon parcours (2/3)

Deuxième article vous parlant de mon parcours. Comme vous le savez, je suis maintenant freelance à temps plein. Mais je ne me suis pas lancée du jour au lendemain. Quelques expériences professionnelles ont été nécessaires avant cela…

 

Mon premier « vrai » travail : marketing assistant dans le prêt à porter

En rentrant d’Angleterre, je me suis mise à la recherche de mon premier job. Comme toutes les personnes sortant des études, j’ai envoyé un bon nombre de CV. La plupart sont restés sans réponse. Mes premiers entretiens ont été catastrophiques. Petit à petit, j’ai appris à me présenter et à gérer le stress. Au bout de 4 mois, j’ai finalement trouvé mon premier travail : marketing assistant pour une marque de prêt à porter belge. J’étais aux anges : c’était tout ce que je désirais. J’allais travailler sur le nouveau site e-commerce, sur les campagnes marketing et m’occuper des réseaux sociaux. Cerise sur le gâteau : je pouvais également travailler sur des éléments de design. Je faisais les newsletters, les banners pour le site,…

J’ai claqué la porte au bout de 18 mois.  Et oui ce joli tableau n’a pas duré très longtemps. Nous étions 3 à travailler au département marketing. Et il y avait du travail pour 6 personnes au moins. J’étais là tous les jours à 07H30, partait à 18H, et bossait encore le soir et le weekend. Tout ça pour un salaire pas terrible et une non-reconnaissance totale des managers.

Je vous passe tous les détails mais mon médecin m’a mis plusieurs fois en arrêt. A la limite du burn-out, je me retrouvais à prendre des somnifères pour trouver le sommeil. Pire que ça, ce travail me dégoutait de ce que j’aimais.  Heureusement mes premières vacances sont arrivées à ce moment-là. Deux semaines en Thaïlande à déconnecter, décompresser et oublier. Et j’ai donné ma démission le jour de mon retour, sachant que la situation en changerait jamais.

 

La vie en start-up : project/sale coordinator

J’ai démissionné du jour au lendemain sans bouée de secours. Et j’ai eu la chance de trouver un nouveau travail avant la fin de mon préavis. J’ai donc commencé à travailler directement pour une site e-commerce de vente-privée qui n’avait même pas 10 ans. Esprit start-up, des horaires flexibles, des managers ouverts, des apéros, des team buildings,… Bref, l’ambiance était top et j’étais comme un poisson dans l’eau les premiers mois.

Le travail que je faisais me plaisait un peu moins (je m’occupais de la mise en ligne des ventes sur le site). Mais mon expérience précédente m’avait fait comprendre que l’atmosphère est un élément important pour moi. Je préférais être bien, dans une chouette boite. Au bout d’un an, j’avais quand même l’impression d’avoir fait le tour du job. Je savais que je pouvais évoluer mais il y avait une petite voix dans ma tête qui me disait que je n’étais peut-être pas à ma place…

 

Le statut d’indépendante complémentaire

Je viens d’une famille où presque tout le monde est indépendant. J’ai toujours grandi dans cet esprit. Et j’ai toujours souhaité devenir freelance également. Mais à 26 ans, je me trouvais beaucoup trop jeune pour me lancer. J’ai donc pris le statut d’indépendante complémentaire. Je pouvais officiellement travailler et facturer en dehors de mon travail. A ce moment, mon cousin lançait une start-up et avait besoin de mon aide au niveau du graphisme. J’ai donc commencé à travailler petit à petit comme freelance. Au final, ce n’était pas si compliqué et j’adorais ça.

Afin que je puisse continuer à m’épanouir dans ce travail complémentaire, l’entreprise où je travaillais m’a autorisé à diminuer mes heures (et je les remercie encore !). J’étais donc complètement libre le lundi pour bosser sur mes projets perso. Mais quand on veut vraiment se lancer, un jour fixe par semaine, ce n’est pas suffisant. D’où le grand dilemme : rester dans une chouette boite avec un job qui ne me passionnait plus ou faire le grand bon vers l’indépendance complète ? Je suis partie 4 jours seule à Barcelone pour faire le point. Boire du champagne sur le rooftop de mon hôtel m’a porté conseil : il était temps de partir. J’ai donc démissionné en rentrant de ce séjour…

Inutile de dire que la plupart des personnes de mon entourage n’y croyait pas une seconde. Un caprice ou un coup de gueule ? Je pense que tout le monde s’attendait à me revoir travailler en entreprise au bout d’un mois. Et j’ai bien fait de ne pas les écouter…

 

Deux expériences professionnels cela peut paraître peu. Pourtant, elles m’ont appris deux choses importantes sur moi :

  • J’ai besoin de faire quelque chose qui me passionne
  • Travailler en entreprise, ce n’est pas pour moi. Même si la boite est top 😉

 

Et vous, quelles sont les choses importantes dans votre travail ? Je vous retrouve la semaine prochaine pour la fin de cette série d’article 😉

5 Comments

  1. Laeticia 6 octobre 2016

    J’aime beaucoup cet article qui nous permet d’en savoir plus sur toi 🙂
    J’admire toujours le parcours de ceux qui arrivent par tout quitter et se lancer à leur propre compte.
    J’ai pour objectif de moi aussi un jour me lancer en tant qu’indépendante car au final, quoi de plus jouissif que de lancer « son bébé » et de le faire grandir ? Le challenge est tellement excitant même si c’est assez stressant.
    Le plus important à mes yeux est la passion 🙂 aimer ce que l’on fait, ça vaut tout selon moi.

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    • Valentine 9 octobre 2016

      Merci 😉 J’espère que tu pourras te lancer également 😉 C’est un magnifique projet 🙂

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  2. Pierre Papier Ciseaux 22 octobre 2016

    Je t’admire 🙂 tout plaquer (2 fois!) pour suivre ton instinct et te lancer dans ta passion à temps plein, sans aucun filet de sécurité.. tu as eu plus que raison visiblement, bravo!
    J’espère un jour pouvoir raconter mon parcours avec une si belle fin 🙂

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    • Valentine 28 octobre 2016

      Et je suis certaine que ça arrivera bientôt 🙂 🙂

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  3. […] lu le parcours de Valentine, qui est en trois partie. Elle nous parle de ses études, également de son expérience au sein de différents jobs, et ses débuts de freelance.. – Valentine du blog The cherry on the […]

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